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Au sujet de la crise togolaise et du sommet CEDEAO-CEMAC à Lomé

Au sujet de la crise togolaise et du sommet CEDEAO-CEMAC à Lomé

SI LA COUR DU MOUTON EST SALE, CE N’EST PAS AU PORC DE LE DIRE*

Voici les invités d’honneur que Faure Gnassingbé à tout fait pour associer au sommet de la CEDEAO des 30 et 31 juillet à Lomé. Sachant que dans notre vaste Afrique de l’Ouest il n’y a que des présidents bien élus, du moins plus ou moins bien élus, le fils d’Eyadema est parti dans le saint des saints des élections volées, le temple des plus vieux et hideux dictateurs d’Afrique, la bananeraie des félins tropicaux, l’Afrique centrale, pour faire venir à Lomé des dirigeants aux plaies plus béantes que les siennes.

Qui osera, commettra-t-il l’indécence de dire à Faure Gnassingbé de quitter le pouvoir au Togo après 15 ans de règne, en présence de Paul Biya, d’Idriss Dedi, de Sasou N’guesso, d’Obiang Nguema, d’Ali Bongo?

Comme quoi: si la cour de Faure Gnassingbé ( le mouton dans la fable) est sale, ce n’est pas à Paul Biya (le porc dans la fable) de le dire.

* Proverbe africain repris par l’écrivain béninois Florent Raoul Couao-Zotti comme titre à un polar publié chez Le Serpent à plumes en 2010.

David Kpelly

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