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CEDEAO: L’organisation demande le «rapatriement de ses ressortissants en danger en Lybie»

CEDEAO: L’organisation demande le «rapatriement de ses ressortissants en danger en Lybie»

DECLARATION DES CHEFS D’ETAT ET DE GOUVERNEMENT DE LA CEDEAO SUR LA SITUATION DES MIGRANTS SUBSAHARIENS EN LIBYE.

Prenant acte de la situation actuelle des migrants subsahariens, notamment d’Afrique de l’Ouest ;

Vu la Déclaration universelle des droits de l’homme ;

Reconnaissant pleinement le cadre normatif international régissant les questions relatives aux droits de l’homme, aux affaires humanitaires et au droit international humanitaire ;

Considérant la Déclaration des Nations Unies sur la situation des migrants en Lybie en date du 7 décembre 2017;

Considérant la Déclaration conjointe UE-UA d’Abidjan du 30 novembre 2017 ;

Déclarons ce qui suit:

  • Nous, Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO, exprimons notre totale indignation devant l’acte ignoble et inhumain que représente la vente en Libye des migrants africains, dont la plupart sont originaires de l’Afrique de l’Ouest ;
  • Appelons la communauté internationale et les Nations Unies, à travers son Secrétaire Général et ses principaux organes, notamment le Conseil de sécurité et l’Assemblée générale, à ordonner l’ouverture d’une enquête sur les violations des droits des migrants africains en Libye et les traitements inhumains qui leur sont infligés en Afrique du Nord, et à veiller à ce que les auteurs de ces crimes et leurs complices soient traduits en justice ;
  • Invitons l’Union africaine à user de ses bons offices pour assurer un cadre permanent de concertations avec le gouvernement libyen et les autres États membres de l’Union africaine qui constituent les pays de transit ou de destination des migrants, en particulier d’origine subsaharienne;
  • Invitons les Nations Unies et les autres membres de la communauté internationale à collaborer plus étroitement pour assurer une plus grande efficacité dans l’application des mesures visant à protéger tous les migrants partout où ils se trouvent, en particulier, les migrants subsahariens vulnérables en Libye et dans les territoires voisins ;
  • Appelons à un dialogue international en matière de politiques migratoires avec les pays du Nord sur la gestion des migrants et la protection des réfugiés afin d’encourager la migration régulière vers les pays du Nord en guise de solution durable à la migration irrégulière périlleuse à laquelle s’adonnent les jeunes d’Afrique subsaharienne ;
  • Chargeons la Commission de la CEDEAO de prendre des mesures urgentes, de concert avec les partenaires internationaux concernés, notamment l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), pour assurer le rapatriement des migrants ouest-africains en danger en Libye et dans d’autres territoires touchés par la crise migratoire.

Fait à Abuja, ce jour 16 décembre 2017

La Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO

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