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Accra: Ça se complique pour la police ghanéenne

Accra: Ça se complique pour la police ghanéenne

C’est une veritable levée de bois vert sur les médias contre Kan-Dapaah le ministre de la sécurité du Ghana et son patron Nana Addo-Akuffo pour condamner le comportement illégal et irrespectueux de la police et dénoncer des arrestations arbitraires de manifestants ghanéens et togolais ce matin au Kawokudi Parc dans la commune populaire de Nima à Accra.

Les mots utilisés sont d’une rare violence: démocratie détournée, police archaïque, comportement mafieux du NPP (le parti de Nana Akufo-Addo), liens incestueux entre le dictateur Faure et Akufo etc.

Et comme si cela ne suffisait pas, les avocats, les responsables de partis politiques et les organisations de la société civile convergent vers la police de Nima où sont emmenés les 19 détenus (ghanéens et togolais tous sexes confondus).

Bernard Mornah le principal organisateur de la manifestation de solidarité de ce jour qui avait envoyé depuis le 5 décembre une notification aux autorités sur la tenue du meeting de ce matin (confère ma publication précédente) et le porte-parole du « Mouvement de Solidarité Ghana-Togo », le très influent Irbard Ibrahim tous deux aussi arrêtés (ne se sont donc pas faits prisonniers par solidarité) rendent la vie difficile aux policiers.

Ils refusent de s’exprimer et de signer tout document qui leur était présenté. À leur demande de savoir le motif de leur arrestation, le chef de police de Nima à répondu qu’il obéissait aux ordres de sa hiérarchie (donc de Kan-Dapaah). Point besoin de faire le lien entre ce médiateur de la crise togolaise, les arrestations et les liens incestueux avec le pouvoir de Lomé.

Parmi les détenus une vieille dame connue du milieu togolais d’Accra Hajia Rubatu appelée par tous « Maman PNP », une dame dont la générosité est légendaire (ayant moi-meme discuté et partagé plusieurs fois avec elle).

Dès lors la médiation ghanéenne semble problématique et il va falloir réfléchir.

Les Ghanéens sont réputés aussi ne pas se laisser faire. On verra bien où mènera ce bras de fer entre d’une part le duo Nana Akufo-Addo, Kan-Dapaah et de l’autre, les partis politiques, la société civile et les avocats.

Anani Sossou

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