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Togo: Tant vaut l’école, tant vaut la nation. Cette maxime ne vaut pas pour l’autocrate Faure Gnassingbé

En mars 2017, celui qui incarne le gouvernement actuel, c’est-à-dire Selom Komi Klassou avait promis aux enseignants que leur statut particulier sera adopté par l’Assemblée nationale et d’application pour la rentrée scolaire de septembre 2017.

Il avait également promis l’intégration des enseignants vacataires et volontaires dans la fonction publique.

En liseur professionnel de motion, il avait également déclamé à l’attention des enseignants une revalorisation de leurs primes et leurs mises dans les grilles salariales de base.

Nos enseignants avaient applaudi tout en restant sur leur garde, connaissant la nature des promesses de ce régime obscurantiste au pouvoir depuis 50 ans. Et ils avaient raison de garder la prudence. Car depuis la rentrée scolaire, aucune promesse n’est tenue. Et leurs conditions de travail et de vie vont se détériorant.

C’est ainsi que les debrayages succèdent aux grèves dans l’enseignement sans que cela n’émeut guère les autorités compétentes. Sauf bien sûr les parents d’élèves qui ont payé les frais de scolarité et les fournitures nécessaires pour que leurs progénitures reviennent en fin d’année avec les résultats les meilleurs.

Qu’on se rappelle. Lors de la frauduleuse campagne présidentielle d’avril 2015, le potentat togolais, le « Miabé » « homme simple » avait fait placarder partout sur le territoire national, sa tronche avec des élèves, sacs à dos, bien habillés avec ce fameux slogan: « avec vous je me sens Faure » comme si l’éducation rentrait dans ses priorités. C’était un enfumage.

A voir l’état de vétusté des bâtiments scolaires (si cela existe), le nombre pléthorique des élèves dans les salles de classe et les difficiles conditions de « survie » des enseignants, il est évident que l’actuel chef de la dynastie des Gnassingbé qui régente le Togo et son gouvernement n’ont rien à cirer de l’education qui pourtant devrait être la priorité des priorités avec le secteur de la santé.

À voir déjà le budget alloué à ces deux secteurs comparativement au budget de la présidence, il apparaît clairement que Faure Gnassingbé est un piètre dirigeant qui ne profite que de la jouissance du pouvoir.

D’ailleurs comment cela peut-il en être autrement si lui-même et sa basse-cour scolarisent leurs enfants dans les meilleures écoles occidentales, les soignent et se soignent aussi à l’étranger.

Le changement de régime et l’appel à l’alternance que les Togolais réclament dans les rues, ne visent qu’à corriger les tares d’un système décadent et pourri.

La nouvelle grève de 72 heures entamée ce jour par les enseignants, comme d’habitude ne fera pas prendre conscience aux autorités la célèbre maxime qui fait de l’école l’atout majeur d’une nation.

Anani Sossou

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