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Soutenir le RPT alias UNIR n’est pas faire de la politique, mais s’associer à un gang

Soutenir le RPT alias UNIR n’est pas faire de la politique, mais s’associer à un gang

Dans nos tentatives de Togolais de justifier nos actions et nos choix par des mots nobles comme: «Liberté d’opinion», «démocratie», «liberté de choix de parti politique»… Il y a une vérité que nous ne devons pas nous lasser de nous rappeler : désigner le RPT devenu UNIR par «parti politique» est aussi faux qu’appeler colombe un charognard, et oser parler de ce parti comme on parle des partis politiques dans des démocraties, du moins dans des pays normaux, est une impardonnable aberration.

Eyadema et ses acolytes n’ont jamais créé de parti politique au Togo, mais une association d’assassins et de malfaiteurs dont le seul objectif était de conserver un pouvoir usurpé leur donnant la main libre pour piller le Togo. Et UNIR, liée au RPT par la même relation qui lie Faure Gnassingbé à son exécrable et ignoble géniteur, ne peut, en rien, être différent de l’immonde parti unique ayant terrorisé le Togo depuis les années 1970.

Chaque Togolais de bonne foi peut citer au moins une occasion lui ayant démontré que le parti des Gnassingbé est un gang armé. Personnellement, j’en ai eu la conviction un après-midi de 2005, à Adidogomé Soviépé, pendant la tuerie électorale ayant intronisé Faure Gnassingbé, quand j’ai assisté à l’assassinat d’un jeune homme de la trentaine par les miliciens armés du RPT, devant les yeux de sa mère.

Un parti politique ne dresse pas toute une armée, avec les moyens de l’Etat, pour assassiner le peuple qu’il veut gouverner. Un parti politique ne crée pas une milice armée qui peut sortir en plein jour quand on lui fait appel pour mutiler et tuer des citoyens jusque sous leurs lits. Un parti politique, du moins dans une démocratie, ne menace pas de radier des fonctionnaires si ces derniers ne marchent pas pour le soutenir. Un parti politique, qui veut parler de démocratie, ne déclenche pas un génocide comme le RPT et ses militaires/miliciens sont en train de le faire à Sokodé.

Qu’on le dise donc à nos frères qui invoquent la liberté d’expression et la liberté de choix de leur parti politique pour expliquer leur soutien au RPT alias UNIR que ce n’est pas un parti politique qu’ils sont en train de suivre, mais des tueurs. Luttons ensemble pour éradiquer ces assassins de la tête de notre pays, créons des partis politiques, de vrais, que nous pouvons choisir librement pour parler démocratie.

David Kpelly

 

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