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TOGO : Du droit de manifester quel qu’en soit le jour de la semaine, le parti pourri et moribond RPT/UNIR manque d’arguments. Force au peuple

TOGO : Du droit de manifester quel qu’en soit le jour de la semaine, le parti pourri et moribond RPT/UNIR manque d’arguments. Force au peuple

Payadowa Boukpéssi, Ministre de l’administration territoriale et son collègue de la Sécurité et de la Protection civile ont communiqué hier mardi au cours d’une conférence de presse à Lomé sur la prise d’un décret scélérat et inique qui interdit dorénavant que les manifestations publiques aient lieu en jours ouvrés ou à défaut qu’elles se tiennent à un endroit fixe sans mouvement des manifestants.

Cette décision est contraire à la Loi N°91-04 portant Charte des partis politiques notamment au Titre premier en son article 9 qui stipule que: « Les partis politiques peuvent organiser librement des réunions et manifestations publiques à caractère pacifique en se conformant aux lois et règlements en vigueur. »

Cette disposition fut confortée par la Loi Bodjona qui reconnaît le droit de manifestations publiques à tout parti politique régulièrement établi, à tout mouvement ou association. Nulle part dans aucun texte qui régit la République togolaise, il n’est fait mention de limiter lesdites manifestations en un certain jour de la semaine ou simplement de freiner la liberté de mouvement de quelque manifestant que ce soit.

Depuis le 14 avril 1967, le système clanique des Gnassingbé n’a respecté aucune loi de la nation togolaise.

Pire, son parti-État le RPT s’est érigé au-dessus de toute loi et ce n’est pas la transformation du nom de ce parti en UNIR qui a fait changer la donne. Au contraire, la minorité pilleuse au-dessus de laquelle trône le satrape et assassin Faure Gnassingbé bafoue au quotidien des lois que pourtant elle s’était donnée.

Il est vrai que les mouvements de contestation qui envahissent toutes les rues du pays depuis août 2017 donnent du tournis aux conservateurs au pouvoir et les empêchent d’avoir le sommeil facile.

Ces mouvements qui vont grandissants bloquent le pays et paralysent toutes les activités socio-économiques malgré les menaces à peine voilées de la bande de cleptomanes qui malgré la réalité, continue de nier les effets dévastateurs de la mobilisation et de la détermination des Togolais à en découdre avec le règne cinquantenaire.

On se demande aujourd’hui à quoi bon respecter des décrets et des lois de ceux-là qui n’ont jamais respecté leurs paroles et les accords que pourtant ils ont signés.

La loi interdisant les manifestations les jours ouvrés et qui limite la liberté de mouvement est anti-démocratique et anticonstitutionnelle. Elle ne saurait s’appliquer à un peuple en quête de liberté et de démocratie.

C’est un autre défi que viennent de lancer le voleur de deniers publics jamais inquiété Payadowa Boukpéssi et l’assassin des enfants et des jeunes Yark Damehane qui va être relevé le 18 octobre prochain lors de la marche sur les locaux des institutions de la CEDEAO à Lomé. Et on verra à travers cette démonstration de force ceux qui font et imposent désormais les lois au Togo.

Anani Sossou

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