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Une délégation du Togo pour convaincre les magistrats de la CEDEAO

Une délégation du Togo pour convaincre les magistrats de la CEDEAO

Après le séisme provoqué par la décision de la Cour de Justice de la CEDEAO qui a donné raison à l’ANC dans l’affaire d’exclusion des députés affiliés à ce parti, le pouvoir de Faure Gnassingbé redoute une autre décision concernant l’affaire Kpatcha Gnassingbé.

Après le séisme provoqué par la décision de la Cour de Justice de la CEDEAO qui a donné raison à l’ANC dans l’affaire d’exclusion des députés affiliés à ce parti, le pouvoir de Faure Gnassingbé redoute une autre décision concernant l’affaire Kpatcha Gnassingbé.

En effet, il n’est un secret pour personne que les avocats de Kpatcha Gnassingbé et coaccusés ont saisi par requête  la Cour de Justice de la CEDEAO sur les irrégularités liées au procès qui a condamné l’ancien ministre de la Défense et frère cadet de Faure à 20 ans de prison et ordonné la saisie générale de ses biens. La Cour Suprême togolaise ayant connu le dossier en dernier ressort et ce, à travers une parodie de procès, les avocats n’ont eu d’autres recours que la Cour de Justice de la CEDEAO. La requête introduite à cet effet porte sur de nombreux vices de procédures et irrégularités notamment l’exception d’inconstitutionnalité soulevée lors du procès, la question de la non levée de l’immunité parlementaire de Kpatcha et le flagrant délit reconverti en complot, les allégations de torture etc.

Selon plusieurs observateurs, le pouvoir togolais aura du mal à s’en sortir, tant l’arrêt de la Cour Suprême qui condamne le député et ses coaccusés porte des contradictions monstres. A en croire certaines indiscrétions, la Cour de Justice de la CEDEAO va probablement statuer au mois de novembre. Pour éviter donc un tsunami en perspective,  Faure Gnassingbé et ses sbires se débattent comme de beaux diables pour ne pas subir une seconde déconvenue. C’est ainsi que des émissaires seraient envoyés à Abuja pour sonder les juges de la Cour. Selon des sources concordantes, l’argument selon lequel le chef de l’Etat pourrait s’entendre avec son frère serait évoqué. Certains confrères avaient évoqué la semaine dernière que des tractations étaient en cours avec Kpatcha Gnassingbé pour éviter une décision à Abuja. Des avocats de la défense contactés déclarent ignorer l’existence de ces conciliabules et s’en tiennent à la requête introduite à la Cour. C’est dans ce contexte que des informations font état de ce que certains détenus,  seraient souffrants.

Mensah K.

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