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Togo: Des ghettos de Bè haut lieu des cartels de drogue

Togo: Des ghettos de Bè haut lieu des cartels de drogue

Il se développe ces derniers temps un phénomène de grand banditisme dans certains quartiers de la ville de Lomé, plus précisément à Bè et ses environs et qui échappe malheureusement au contrôle des forces de sécurité. D’ailleurs, ces dernières semblent démissionner de leur devoir de protection des biens et des personnes sur toute l’étendue du territoire et préfèrent plutôt courir derrière les petits vendeurs de carburant frelaté pour se remplir les poches.

Il se développe ces derniers temps un phénomène de grand banditisme dans certains quartiers de la ville de Lomé, plus précisément à Bè et ses environs et qui échappe malheureusement au contrôle des forces de sécurité. D’ailleurs, ces dernières semblent démissionner de leur devoir de protection des biens et des personnes sur toute l’étendue du territoire et préfèrent plutôt courir derrière les petits vendeurs de carburant frelaté pour se remplir les poches.

Tout un réseau de trafic de drogue se développe dans les ghettos du grand quartier de Bè ces derniers temps avec leur suite de vols et autres crimes dont sont victimes les paisibles populations du coin. Ils sont des jeunes entre 20 et 35 ans qui se sont constitués en réseau. Quand on les voit, la plupart d’entre eux s’habillent bien. Ils donnent l’impression d’être des personnes qui ont de bonne moralité, ce qui les emmène  aussi à escroquer facilement les honnêtes gens qu’ils rencontrent sur leur chemin. Ils ont pour demeure des ghettos situés dans les antres du quartier où se déroulent leurs activités illicites. On les voit déambuler dans le quartier pendant le jour sans rien faire. Ils n’ont aucune occupation, mais sont à l’aise plus que le fonctionnaire qui perçoit honnêtement son salaire. Des clients, ils en ont. Ils appartiennent à toutes les classes. Ces derniers connaissent les coins et les recoins de ces bidonvilles qui abritent ces vendeurs d’«herbes». Parfois, ils utilisent les marchandises sur place, ce qui indispose les riverains. Mais ces honnêtes citoyens qui veulent être en paix chez eux, n’arrivent pas à réagir pour arrêter ces bandits dans ces dérapages par peur de représailles. Puisqu’ils sont prêts à attenter à la vie de quiconque s’oppose à leurs activités ou à leur mode de vie. Pire, les forces de sécurité qui devraient aller au secours de ces populations visiblement en danger, semblent plutôt donner raison à ces trafiquants.

En effet, il est fréquent de voir certains hommes en uniforme entrer dans ces bidonvilles et en ressortir avec des «marchandises». Ils traitent même avec ces bandits comme de véritables partenaires. Certains d’entre eux prennent même le temps de fumer les «herbes» sur place. Ce qui rassure ces jeunes trafiquants qu’il ne peut rien leur arriver tant que des éléments des forces de l’ordre seront leurs complices dans cette affaire. Le mariage entre ces deux entités (trafiquants de drogue et forces de l’ordre) marche bien, puisque l’une et l’autre sont intouchables, quand bien même la population cherche des moyens pour les dissuader ou les éloigner. Car ce sont des individus dangereux pour l’avenir de leurs jeunes enfants.

Par exemple, il y a environ deux ans, les populations avaient pris leur courage à deux mains et décidé d’assainir le quartier, puisque entre-temps les vols avaient pris de l’ampleur. Cette scène se déroulait dans le quartier Bè-Agodogan. Un soir les populations avaient organisé un ratissage au cours duquel elles ont chassé ces bandits de ces bidonvilles et tabassé ceux d’entre eux qui sont réputés dangereux. Ces populations étaient obligées d’intervenir de la sorte parce que déjà dès 18 heures, personne ne pouvait emprunter la voie qui passe devant l’Ecole primaire publique de Dangbuipé en venant du Centre communautaire de Bè. Chaque jour, des passants étaient dépouillés de tout ce qu’ils avaient sur eux à cet endroit. Cela ne pouvait plus continuer, avait pensé la population qui a réussi à libérer cet endroit de ces êtres dangereux. Mais le comble, ces trafiquants et bandits de grand chemin que les populations elles-mêmes ont réussi à neutraliser sont allés faire appel à des hommes en uniforme qui débarquèrent le lendemain pour organiser des rafles dans le quartier. Jeunes, vieux et même des femmes sont  battus et embarqués sans autre forme de procès dans les véhicules militaires vers la Direction générale de la Police judiciaire (DGPJ). Leur seul crime, c’est d’avoir voulu débarrasser leur quartier de ces insectes indésirables (les bandits) qui leur pourrissent la vie au quotidien. Nombre d’observateurs s’étonnent de cette collaboration entre les bandits, trafiquants de drogue, voleurs et les corps habillés. Les dealers ne peuvent que se sentir ainsi réconfortés dans leurs activités illicites.

Cela explique donc les allers et retours incessants des éléments des corps habillés dans ces bidonvilles. Ils sont complices de ces trafiquants et n’ont que faire des souffrances des populations. C’est le lieu d’appeler les autorités togolaises, surtout le ministère de la Sécurité et de la Protection civile et les responsables de la Police et la Gendarmerie nationale à se pencher sur ces cartels de drogue qui naissent dans les ghettos à Bè.

K.I.

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