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Université de Lomé: une nouvelle crise s’annonce

Université de Lomé: une nouvelle crise s’annonce

«J’invite les enseignants des différentes facultés à programmer la session de rattrapage  conformément aux clauses de l’accord entre le Meet  et le gouvernement». C’est l’invite envoyée par le président de l’Université de Lomé (UL) au corps enseignant des facultés

«J’invite les enseignants des différentes facultés à programmer la session de rattrapage  conformément aux clauses de l’accord entre le Meet  et le gouvernement». C’est l’invite envoyée par le président de l’Université de Lomé (UL) au corps enseignant des facultés

, notamment le Droit, la Faseg (Faculté des sciences économiques et de gestion), la FLESH (Facultés des lettres et sciences humaines) et autres. La décision prise à la hâte, comme pour se libérer d’un poids, a  suscité un tollé au sein du corps enseignant.

Les enseignants de la faculté de Médecine s’insurgent contre cette décision du président de l’Université et refusent de servir de boucs émissaires pour ce fameux accord. Pour Goéh-Akué, le S.G du SEST (Syndicat des enseignants supérieurs du Togo), «On ne pouvait pas signer un accord avec les étudiants sur le dos des enseignants, ça devrait être en effet un accord consensuel qui prendra en compte les étudiants et les enseignants». Le professeur  juge cette décision de «violation de leurs conditions de travail. Cet accord en effet ne concerne que le Meet et le gouvernement, nous n’avons rien à voir, puisque celui-ci a été signé sans notre consentement».   Parlant de leurs conditions de travail, les enseignants  déplorent unanimement leur situation; ils parlent même d’esclavage,  du fait du nombre d’heures exagérées de travail qui leur sont imparties et  également de l’effectif pléthorique des étudiants. «Cette année tire déjà à sa fin et la session de la Mousson n’est pas encore terminée, mais nous sommes dans l’obligation de corriger les copies des devoirs et des sessions d’ici fin octobre pour permettre aux étudiants de connaître leurs  notes pour une quelconque inscription à la prochaine rentrée. Comment peut-on dans ces conditions programmer une session de rattrapage alors que nous avons 4000 copies à corriger et ceci pour deux mois exactement? Ceci, ne serait pas de bonne augure pour  nous les enseignants et également pour les étudiants en ce qui concerne les résultats puisque la correction se fera à la sauvette. Je crains que cela n’empire les choses. Nous demandons solennellement qu’elle soit revue, cette décision pour le mieux de tous», dit M. Goeh-Akué. L’application de l’accord Gouvernement-MEET risque donc de connaître ses premiers couacs. Affaire à suivre.

Annie- stevia .W

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