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Plein feu sur les Assemblées générales de la BAD à Lisbonne

Plein feu sur les Assemblées générales de la BAD à Lisbonne

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Cette  année l’honneur est revenu à la capitale portugaise Lisbonne d’abriter les Assemblées Annuelles du Groupe de la Banque Africaine de Développement (BAD).

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Cette  année l’honneur est revenu à la capitale portugaise Lisbonne d’abriter les Assemblées Annuelles du Groupe de la Banque Africaine de Développement (BAD).

Lisbonne la ville historique et ensoleillée avec ses célèbres monuments particulièrement cette géante et imposante statue du Christ qui bénit la ville, a connu une ambiance particulière. Venus de partout, les délégués, (ministres, économistes, société civile, hommes de médias) se sont retrouvés pendant 3 jours au Centre des Congrès de Lisbonne pour discuter de l’avenir de l’Afrique. Les travaux ont été ouverts le 9 juin à 9h par le président du Groupe de la BAD Donald KABERUKA qui a présenté l’Etat de la BAD qui reste malgré la crise financière internationale  une institution solide au service de l’Afrique.

Il a évoqué les défis majeurs qui attendent la BAD dans un environnement marqué les révolutions   en Afrique du Nord, la question du chômage des jeunes, les changements climatiques devenus un obstacle majeur au développement, la bonne gouvernance, les crises post électorales, l’adéquation de la formation universitaire aux défis du monde actuel etc. C’est  pour cette raison que la BAD a retenue comme thème cette année «Vers une croissance partagée en Afrique». L e président s’est réjoui de la résolution de la crise en Côte d’Ivoire. Cette résolution de la crise ouvre la voie au retour de l’institution a Abidjan dès que les conditions le permettent. La BAD a d’ailleurs accordé à la Côte d’Ivoire un appui budgétaire de 130 millions de dollars. L’Afrique a pu rebondir après la crise financière internationale mais il existe des risques et des facteurs aggravants notamment les risques sociopolitiques, les problèmes structurels dont le manque d’énergie a souligné monsieur Donald Kabéruka.

Il a par ailleurs précisé que la croissance sans emploi est sans espoir et que l’Afrique doit atteindre une croissance soutenue de 7% au minimum. Il a poursuivi en disant que les universités en Afrique déversent sur le marché de l’emploi 5 millions de diplômés chaque année et que les jeunes qui se révoltent sont en train de demander de l’emploi mais aussi plus d’aliments, de liberté, de démocratie et les gouvernants africains doivent changer de méthode en installant des institutions crédibles sans lesquelles la croissance est vouée à l’échec. Le président du Groupe de la BAD a évoqué d’autres sujets dans son discours notamment la question de l’eau, le Fonds vert, la question des pauvres flottants, les risques de perte après les récoltes, le transfert vers l’Afrique des fonds des migrants estimés à 40milliards de dollars par an, l’accueil du Sud Soudan comme pays membre, la situation en Somalie etc. Pour faire face à tous ces défis, il faudra faire des choix douloureux afin d’obtenir une croissance profitable à tous, a précisé monsieur Kaberuka.

Ferdi-Nando, envoyé spécial à Lisbonne

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